#_Demetria_♥
Marchant dans les rues de New York, les lampadaires éclairent les trottoirs. La légère brise des soirées d'automne me donne des frissons au niveau de mes jambes nu. Je marche la tête haute, essayant par tout les moyens de paraître à l'aise. Je croise des jeunes adolescentes dans la rue. Elles sont habillés tel des prostitué : Mini-jupe, talon haut, & chemisier avec décolleté plongeant. Le maquillage abondant sur leurs visage ne met pas en valeur leur beauté naturel, mais elles ont bien l'air de s'en ficher complètement.
Je m'arrête devant un petit immeuble, rajuste ma courte jupe, vérifie que mon chemisier met bien en valeur ma poitrine, & remets en place mes cheveux avant d'entrer dans le bâtiment en faisant claquer mes talons haut. J'arrive dans les toilettes, me regarde longuement sans dire le moindre mot, pose mon petit sac sur le plan de travail & me repoudre légèrement le nez. En sortant des toilettes, je croise une fille d'à peu près mon âge entrer en trombe dans la pièce où je me trouvais quelques secondes plus tôt tenant à peine sur ces jambes, pour aller régurgiter ces dernières boissons dans la cuvette des toilettes. Je soupirai, sachant pertinemment que j'allais soit finir cette soirée comme cette fille, ou bien dans le lit d'un homme.
J'actionnai la poignée de la porte à côté & me retrouvai immédiatement dans un bar ... un bar à prostitué, le même depuis maintenant deux semaines. Comme je m'y attendais, il y avait bien plus de femmes que d'hommes. Car oui, les hommes sont partit à la guerre il y a bientôt quatorze jours. Je prends une Vodka au bar, pose un billet sur le comptoir, chuchote un inaudible « gardez la monnaie », puis pars m'assoir à une des dernières tables seules & croise les jambes. Je regarde si un homme semble être intéressé par moi, mais malheureusement, ils sont tous occupé avec d'autres femmes. Je porte ma boisson à mes lèvres & bois cul secs. Finalement, je vais être comme la fille de tout à l'heure, ce soir, je vais finir dans les toilettes du bar le plus connu de New York, à régurgiter mes verres d'alcool. Je retourne au bar, me reprends un autre verre de vodka, pose comme je l'ai fais peu de temps avant un billet sur le plan de travail, & m'assois cette fois au comptoir. Je regarde autour de moi vérifiant si les hommes étaient toujours occupés. Malheureusement oui. Je m'apprêtais à commandé un autre verre d'alcool, quand je vis un homme entrer. Je me tournai vers lui, & croisai son regard. Il vînt vers moi, mais plus il s'approchait de moi, plus je pouvais lire dans son regard une intense tristesse. Je ne sais pourquoi, mais toujours mon regard ancré dans le sien, je me levai, le contournai & partis. Avant de sortir de la pièce, je me retourne vers lui & le regarde une dernière fois. Il me regarde les yeux perdu, les yeux interrogateur. Je tourne alors les talons & sors de l'établissement.
Me revoilà dans les rues de New York. New York était une ville merveilleuse de nuit, mais plus maintenant. Depuis quatorze jours, elle est devenue morbide ... c'est une ville qui désormais est sans vie.
Les rues sont désormais vide, mais je sens une présence derrière moi. Je me retourne, & vois le même homme qui se trouvé au bar avec moi. Il s'approche de moi en prenant son temps. Je ne recule pas non, mais je le regarde. Cet homme m'intrigue. Il n'est pas comme les autres, il n'est pas heureux ... heureux d'avoir toutes ces femmes pour lui. Il s'approche de moi jusqu'à que son corps soit en contact avec le mien. Je le regarde dans les yeux ne sachant que dire. Cet homme m'impressionnait alors que les autres non. Il approche son visage du mien voulant plaqué ces lèvres contre les miennes, mais j'émis un légers mouvement de recul. Il approcha alors cette fois-ci ces lèvres vers mon oreilles & me susurra :
Lui « Je t'en pris, sois miennes juste cette nuit » Pourquoi ? Pourquoi me supplie-t-il ? Pourquoi ne fait-il pas comme tout les autres qui me regardent avec envie & qui ne parlent pas.
Lui « Fais-les moi oublier ... je t'en pris ...»
Demetria « Tu n'essayes pas de cacher ta souffrance, mais plutôt de l'étouffer par ce plaisir que va te procurer le sexe ... J'ai essayé, mais sa ne marche pas. Alors rentre chez toi ! » Surpris de ma réponse, il émit un mouvement de recul.
Lui « Si tu étais dans ce bar, c'est parce que tu voulais coucher & qu'il ne reste presque plus d'hommes dans le pays ! Alors pourquoi te refuses-tu à moi ? »
Demetria « Si je suis dans ce bar, ce n'est pas juste pour le plaisir de coucher avec les seules homme du pays ! Ces filles qui sont comme moi, dans ce bar, ne sont pas là parce qu'elles aiment ce qu'elles y font, mais parce qu'il y a dans leur c½ur une immense douleur ! Leur fiancé ou même mari sont partit à la guerre, & ils ne reviendront sûrement jamais, ou qui sait, ne sont-ils pas déjà mort ? »
Lui « & s'ils reviennent, si leur mari revienne, que feront-elles ? Ne seront-elles pas ronger par le remords ? Elles les trompent avec des hommes qu'elles ne connaissent absolument pas ! »
Demetria « Si la guerre s'éternise ? Si elles les attendent inlassablement, elles vont gâcher leur vie ? »
Lui « Mais dis-toi qu'il reviendra. Alors si tu l'aime, attends-le ! »
Demetria « S'il revient, jamais rien ne sera comme avant ! »
Lui « Alors pourquoi te refuses-tu à moi ? »
Demetria « Quand tu es entrer, j'ai immédiatement lu dans ton regard un appel à l'aide, & je ne suis pas là pour t'aider, mais pour être aidé. » Il me regarde dans les yeux, avance son visage vers le mien, écrase tendrement ces lèvres sur les miennes & se retire peu après. Il me regarde tendrement, se retourne & pars, comme si rien ne c'était passé. Je reste alors comme figé sur place. Je m'apprêtais à rentrer chez moi quand pour je ne sais qu'elle raison, je commençai à courir dans la direction où il était partit. Je l'aperçois au loin, je cris pour qu'il m'entende, il se retourne. Je m'arrête devant lui & émis une proposition :
Demetria « & si on s'aidé mutuellement ? » Pour toute réponse il attrapa ma main & nous retournâmes au pub. Puis nous entrâmes dans une des chambres vides. Toujours sa main dans la mienne, il se tourna vers moi, & me regarda une dernière fois avant de me faire l'amour.
Ce matin là, je fus réveillé par les faibles rayons de lumière qui traversaient les volets. Je regarde à mes côtés & sans surprise ne retrouve personne. Je me lève doucement, m'habille tout en repensant à la soirée de la veille & me passe de l'eau sur le visage. Cette personne m'a beaucoup intrigué hier ... il ressemble tant à lui quand je l'ai rencontré ... Il me manque tellement ... Une larme parcourut mon visage suivis par plusieurs de ces semblables. Je m'essuies le visage, prends mon sac à main & sors.
La brise du matin envoie légèrement mes cheveux en l'air, je passe ma main dans ces derniers tout en regardant les alentours & rentre chez moi. Je prends le journal & mon courrier, & vais dans mon salon. Je vois alors en couverture :
« Une nouvelle attaque provoquant des milliers de morts côté Allemand !»
« L'armée américaine est efficace à ce que je vois » murmurais-je. Je pose le journal & l'ouvre à la dernière page de manière a voir s'il fait partit de la liste ... Les noms défilent. C'est impressionnant le nombre de personne faisant partit de cette liste ... cette maudite liste. Mes yeux parcourent ces noms & prénoms, mais s'attardent plus sur un certain nom. Ne voulant pas croire ce que je voyais, je regarde la lettre que je venais de ramasser & remarque que le tampons provient de l'armée américaine. Les larmes aux bouts des yeux, à l'aide de mes mains tremblantes, je saisis la lettre & l'ouvre délicatement. Une fois le papier bien en main, je ne prends pas le courage de lire ce que je savais déjà et sortis de la maison sans prendre le temps de fermer la porte à clé. Je cours à en perdre haleine dans les rues de New York, toujours aussi vide. D'un coup je m'arrête sur un pont, – imaginez le Golden Gate à Los Angeles – un immense pont. Je m'avance doucement vers la barrière et regarde le ciel :
Demetria criant « Non !! Pas toi !! Tu m'avais promis !! » Les larmes coulaient à flots sur mes joues, je continuais d'hurler à qui voulait m'entendre. Je ne sentais plus mes membre tellement la tristesse en moi est grande. Je m'accroche fortement à la barrière & me remue fortement de manière a évacuer la douleur, mais rien n'y fait, elle est toujours là, comme incruster dans mon c½ur. Au bout d'un moment, je m'arrête brusquement, sanglotant toujours, & m'écroule. Ma respiration devient rapidement saccadé & j'ai du mal à respirer. Je me relève difficilement, & monte sur la rambarde. Je baisse la tête et regarde l'eau. Elle me paraît loin, trop loin de moi ... tout comme lui. Il faut que je le rattrape ! Je mets un pieds en l'air , relève la tête, & ferme les yeux, laissant couler les larmes.
Demetria soufflant « Je t'aimais, je t'aime, & je t'aimerais toujours » Je porte mon poids en avant & tombe à la renverse dans l'eau tout en entendant une personne crier derrière moi. Mais je ne m'y attarde pas, & pense à lui. Celui pour qui battait mon c½ur quelques secondes auparavant. Pour qui mon c½ur ne cessera de battre. Pour lui. Dirk.